Trésor de délicatesse, cette coiffeuse en bois laqué crème et rechampi or est une célébration de la féminité et de l’art de vivre à la française. Bien que son style s’inspire directement du néoclassicisme de la fin du XVIIIe siècle, sa fabrication remonte à la seconde moitié du XIXe siècle, sous le Second Empire (époque Napoléon III). À cette période, les grands ébénistes parisiens redoublent de virtuosité pour réinterpréter avec une précision inédite la légèreté des lignes Louis XVI.
La structure s’articule autour d’un plateau gainé de son tissu d’origine, dont la texture apporte une douceur immédiate à l’ensemble. Ce dernier nous est parvenu dans un état de conservation remarquable malgré quelques légères taches, marques du temps qui soulignent son authenticité. Le gradin est habillé d’un cannetage de rotin offrant un jeu de transparence qui aérienne la silhouette du meuble. En son centre trône un miroir biseauté et mercurisé, monté sur pivot et inclinable selon les besoins de la toilette. Ce miroir présente de légères piqûres, ce voile de nostalgie propre aux miroirs au mercure qui confirme son ancienneté sans altérer son usage.
L’ensemble repose sur quatre pieds fuselés et cannelés, reliés par une entretoise en X mouvementée. Cette pièce a été préservée dans son “jus” le plus pur : la laque d’origine présente des manques parsemés et une patine naturelle, sans aucune retouche moderne. Ces petites usures ne sont pas des défauts, mais la signature du temps sur un meuble qui n’a jamais été dénaturé. Plus qu’un simple meuble de toilette, cette coiffeuse est un témoin de l’élégance parisienne, idéal pour apporter une touche de poésie authentique à un boudoir ou une chambre raffinée.
La clef est manquante mais ne constituent pas un problème d’ouverture.











































