Ce lustre est une pièce d’une poésie rare, témoignant d’un savoir-faire artisanal minutieux et aujourd’hui disparu. À l’origine conçu comme un luminaire d’apparat ou de dévotion pour un oratoire, cet objet a été patiemment assemblé en France au XIXe siècle. Il s’inscrit dans la tradition des « travaux de patience » ou « travaux de couvent », où chaque élément est une célébration du détail et de la dévotion.
La structure, mêlant laiton et cuivre, soutient une profusion florale fascinante. L’originalité majeure de ce lustre réside dans l’usage de perles de verre fines, patiemment enfilées pour former des pétales et des fleurs. Ces perles, d’une grande délicatesse, sont caractéristiques des ornements de haute époque. Ce jardin suspendu est complété par des fleurs en porcelaine et des pampilles ainsi que des perles en cristal qui décomposent la lumière avec une douceur éthérée.
Initialement prévu pour un éclairage à la bougie, ce lustre a été entièrement électrifié par un spécialiste pour un usage moderne, permettant de profiter de son esthétique séculaire avec le confort d’aujourd’hui.
L’objet est présenté dans son bel état d’authenticité. Comme l’illustrent les photos de détails, on note quelques manques de pampilles au sommet de la rosace (celle-ci présentant également une petite lacune métallique), ainsi que quelques fleurs manquantes ou légèrement endommagées. Ces traces du temps n’altèrent en rien la poésie de la pièce ; elles confirment au contraire son origine XIXème et son charme de “cabinet de curiosités”. Une pièce unique, véritable sculpture de verre et de métal.

































